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On prend très peu le train pour partir en vacances
Analyse de Mediarail.be - Technicien signalisation et observateur ferroviaire
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16/04/2015

Lire aussi : Trains et vacances, les ratés du transfert modal


Ce n’est pas vraiment scientifique, mais cela montre une réalité certaine. GoEuro est un moteur de recherche de voyages qui permet aux utilisateurs de comparer le prix et le temps de trajet en aérien, ferroviaire et en bus. Régulièrement, cette société de Berlin fournit des enquêtes sur les habitudes de consommation de voyage en Europe. La dernière en date et relatée par l’Echo (BE) montre la part modale de l'avion, des voitures, des bus et des trains, comme le montre le graphique ci-dessous. On peut voir que, comme on pouvait s'y attendre, le chemin de fer est globalement le dernier choix des voyageurs.

Sources GoEuro, graphisme, L'Echo (BE)

GoEuro différencie trois types de voyage: la visite familiale, les vacances et les voyages d’affaires. Sans surprise, les vacances sont le secteur le plus pauvre du rail, pas vraiment parce que de nombreux trains de nuit ont disparu, mais parce qu'il y a la nécessité pour de nombreux vacanciers de se déplacer pendant leur séjour et d’avoir sur place un véhicule. La visite de la région fait partie de vacances et la location de voiture reste pour la plupart des gens une option très coûteuse. Deuxièmement, les meilleurs lieux de vacances ne sont jamais implantés le long de la voie ferrée ou face à une gare. Personne ne veut vivre des vacances gâchées par le bruit des trains! Troisièmement, certaines contraintes sont mieux acceptées lorsque le voyage est effectué par avion plutôt que par les chemins de fer (poids des bagages, une sédentarisation plus forte à l'hôtel, excursions programmées  et encadrées...). Enfin, les prix de l'avion sont aujourd'hui relativement moins chers que les meilleurs prix ferroviaire et les avions emmènent  les touristes vers de nombreuses destinations lointaines avec ensoleillement garanti. Dans ce contexte, la mauvaise utilisation du train pour les vacances n’est pas une surprise, on en avait déjà parlé.

La même analyse peut être effectuée avec le secteur familial. Combien de personnes ont précisément un membre de la famille qui vit près d'une gare ? Beaucoup de gens ne veulent pas regarder leur montre toutes les demi-heures ni raccourcir la visite pour prendre le dernier train. Certains itinéraires prennent le double du temps par rapport à la voiture, particulièrement le week-end, ou sont tout simplement impossible en train. C’est la raison principale de la mauvaise utilisation du train pour des raisons privées.



Le troisième secteur semble mieux se tenir. Et ce n’est pas non plus une surprise. Les clients d'affaires occupent  une place importante dans le marketing ferroviaire moderne. Pour au moins une bonne raison: les revenus de ce marché. Les tickets ne sont en effet pas payés individuellement, mais par l'employeur. Les tarifs les plus chers semblent beaucoup moins effrayants parce que le service est à la hauteur du secteur des voyages d'affaires, avec le café ou repas inclus. C’est ce qui a fait le succès d'Eurostar, de Thalys, de l'AVE espagnol ou de NTV-Italo, pour ne citer que ces exemples. C’est la raison des bonnes parts de marché maintenues dans ce secteur où Eurostar détient, par exemple, plus de 75% de la part modale entre Londres et le continent.

Conclusion temporaire : les chemins de fer ne sont pas les premiers et deuxième choix pour voyager, mais le dernier. Certes, la SNCF s’est penché sur ce problème à travers une nouvelle stratégie dite "porte-à-porte», mais qui ne semble pas abordable pour tout le monde. Certes, en période d'affluence, les trains sont complets et on s'en réjouit. Certes, le public ferroviaire est surtout une clientèle individuelle, quand quelqu'un attend à l'arrivée. Mais malgré cela, il ne faut pas s’attendre à un meilleur transfert modal dans les prochaines années ...

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Une idée d'escapade ? Londres
L'analyse de Mediarail.be - Technicien signalisation

La capitale britannique est souvent considérée comme l’une des plus "exotiques" de l’Europe du Nord. Elle demeure une attraction majeure du Royaume-Uni, tout particulièrement pour le shopping. Depuis novembre 1994, elle est accessible en direct par trains Eurostar depuis Paris et Bruxelles, via le tunnel sous la Manche. On abouti au nord de la ville à la gare St Pancras, superbement rénovée, et voisine immédiate de celle King-Cross où l’on peut poursuivre vers Newcastle et Edimbourg. St Pancras est relié en 25 minutes par train à l’aéroport low-cost de Luton (Ryannair, Wizz, Easy Jet…) pour les accros de l’avion. La voiture n’est franchement pas conseillé, la réglementation étant autrement plus stricte de côté-ci de la Manche et puis, la ville en bagnole, ce n’est plus le top…


Pour notre part, restons dans la capitale.  St Pancras International, une gare à 1h53 de Bruxelles et 2h17 de Paris (horaires ici), et point de rencontre de nombreuses lignes de métro dont certaines – sans changements – vous mènent directement à Piccadilly, Buckingham, les magasins Harrods, Covent Garden, la National Gallery, la Tour de Londres et le Tower Bridge, ainsi qu’au "Shard", dernière tour architecturale la plus haute de la ville.

Comment circuler ?
Le mieux est le métro (underground) ou les bus double-étage. Mais attention à l’achat des cartes de voyage : entre Travel card et Oyster card, la différence est visible sur les prix. Si vous vous contentez du périmètre en centre ville, pour un à trois jours comme sur la carte ci-dessous, la Travel card  zone 1+2 est amplement suffisante. Selon votre choix, le moins cher est celle où on vous demande le matin de ne pas circuler avant 9h30 les jours de semaine (off-peak), ce qui ne pose pas de problème quand on est relax et en congé ! Vous achetez une carte par jour, une pour la semaine (7 jours) voire une pour le mois et parait-il même à l’année. Ces cartes s’achètent directement dans les gares et aux entrées du métro. Si vous voulez moins de contraintes, il y a alors la fameuse Oyster card mais qui demande une sorte de caution, remboursable quand on quitte la ville. De meilleures infos ici.

Travel Card d’un jour, pour 6 zones en "off-peak". La zone 1-2 peut suffire pour le Londres touristique classique…

L’Oyster Card est du type prépayée avec caution
Le métro et ses nombreuses lignes, rapide, pratique, mais on ne voit pas la ville…
En revanche, si vous voulez aller au-delà (Wimbledon, Wembley, Canary Warf), zones 2 à 9, l’Oyster card se révèle la meilleure option. Notez que dans l’Eurostar et certaines agences, on vous vend directement à l’Oyster card sans vous dire qu’il existe la Travel card  moins chère. Vigilance donc et à vous de faire votre meilleur choix, vos meilleurs plans…

Il est temps d’aller se balader en ville, en zone 1. Commençons par l'indispensable carte du métro : les meilleures destinations - en rouge - vous renvoient à la ligne correspondante. 


Covent Garden (Piccadilly Line, métro Covent Garden, en direct de St Pancras)
Ce lieu sympathique est l’ancien marché de fruits et légumes devenu fort populaire, voisin du Royal Opera House. Il s’agit d’une double halle couverte où s’égrènent aujourd’hui un tas de boutiques pour tous les goûts. Les alentours immédiats regroupent des pubs ainsi qu’une douzaine de théâtres, véritable cœur culturel de la ville. C’est un excellent but de visite tant en journée que le soir, pour manger. Le métro est encastré dans un immeuble tout à proximité, dans une rue très commerçante, juste en face d’un Mark & Spencer.






Les magasins Harrods (Piccadilly Line, métro Knightsbridge, en direct de St Pancras)
Un haut lieu du tourisme, à voir même sans y acheter quoique ce soit, situé sur Brompton Road  dans le quartier chic de Knightsbridge. Sa surface de vente compte 92 000 m2 sur sept niveaux, encadrés par 3.500 vendeurs, ce qui en fait le plus grand « grand magasin » de Londres. Harrods demeure un temple du luxe dans un style très British, avec de la gastronomie au rez-de-chaussée et en montant, les vêtements chics, les chaussures, la vaisselle, la maroquinerie, le rayon jouet, sans oublier celui destiné aux animaux. Les rayons joaillerie et leur profusion de bijoux de stars en font un passage incontournable. La station de métro Knightsbridge le jouxte directement. A l’extérieur, quelques boutiques spécialisées le long de Brompton Road.


Hyde Park (Piccadilly Line, métro Hyde Park Corner, en direct de St Pancras)
Immense parc célèbre au centre de la ville, non loin de Buckingham. Il regrouperait dit-on 4.000 arbres ainsi que leSerpentine Lake. Lieu idéal pour la promenade et la détente, des dizaines de pelouses pour pic-niquer à l’aise si le temps le permet, comme ce fût notre cas. Sur deux kilomètres, on peut trouver des plaines de jeux pour enfants et l’un ou l’autre théâtre de plein air. Une destination du dimanche dès lors que la majorité des boutiques sont fermées.


Le Parlement, Westminster et "Big Ben" (Circle Line, District Line et Jubilee Line, métro Westminster)
Trois lignes de métro pour rejoindre cette icône de l’Angleterre, haut lieu institutionnel du Royaume-Uni, situé immédiatement sur la rive gauche de la Tamise. Westminster est l’ancienne abbaye, siège de l’actuel Parlement britannique aux caractéristiques… so british. Le lieu est bien évidemment intronisé par la célèbre Tour de l’Horloge de 98,5m du Parlement, dotée d’une cloche de 13,5 tonnes tout aussi célèbre, surnommée Big Ben. Le must consiste bien-sûr à arriver dans les parages aux heures piles, tout spécialement à midi…ou minuit. Un incontournable…


Whithall & Horses Guard parade (Circle Line, District Line et Jubilee Line, métro Westminster)
Dans les environs immédiats du Big Ben, on prend Whithall, une large avenue en courbe qui pénètre dans le Londres très officiel. La première attraction que l’on rencontre en descendant l’avenue est le célèbre 10, Downing Street, la résidence et le bureau du Premier ministre, connu à la télévision par sa célèbre porte noire qui accueille tous les grands de ce monde. On peut encore accéder à la rue, moyennant des contrôles de sécurité et le respect du protocole.

Un quartier qui concentre quelques attractions intéressantes
Descendre Whitehall. En arrière plan, on distingue Westminster

Plus loin, on longe le Palais de Whitehall, qui abrite la célèbre Horses Guard Parade, la Garde à Cheval. On peut déjà en avoir un petit aperçu à l’entrée avec ces cavaliers portant une tunique bleue foncée, une culotte blanche, une cuirasse, un casque à crinière de cheval rouge et des bottes hautes de couleur noire. A ne pas confondre avec la relève de la Queen’s Guards & Queen’s life Guards à Buckingham.



London Eye (Circle Line, District Line et Jubilee Line, métro Westminster)
Si vous êtes dans le quartier de Big Ben ou Whitehall, le plus romantique pour rejoindre London Eye est de traverser le Westminster Bridge pour rejoindre la rive droite de la Tamise, offrant la vue ci-dessous. Mais si vous êtes pressés ou que London Eyes est votre but premier en arrivant à Londres, vous y accédez alors en direct de la gare de St Pancras par la Northern Line, métro Waterloo (qui fût l’ancienne gare terminus des Eurostar jusqu’en 2007).


Cette roue de 1.800 tonnes d’acier est une attraction dénommée Millenium Wheel et construite à l’occasion des festivités de l’an 2000 à Londres. Elle devait être démontée par la suite mais Londres vit là une attraction supplémentaire pour rehausser son prestige international. Elle comporte 32 cabines ovoïdes climatisées d’une capacité de 25 personnes chacune. Sa rotation complète dure 30 minutes et offre un panorama spectaculaire sur la Tamise lorsqu’on arrive au sommet, à quelques 135m de haut.


La Tour de Londres et le Tower Bridge (Circle Line, métro Tower Hill, en direct de St Pancras)
Tant qu’on est au bord de la Tamise, restons-y, mais à l’autre bout du centre ville, du côté de ce qu’on appelle laTour de Londres. Le périmètre comprend deux lieux majeurs distincts : la Forteresse sur la rive gauche et le fameux Tower Bridge traversant la Tamise. La Tour de Londres est une forteresse historique intimement liée à 900 ans d’histoire d’Angleterre, très proche de la City comme l’illustre le cliché ci-dessous. À la fois forteresse, palais, prison, arsenal et caserne, c’est l’une des constructions fortifiées les plus célèbres du monde. Elle abrite les célèbres Joyaux de la Couronne et les armoiries, et héberge les Yeoman Warders (hallebardiers de la Garde royale). On peut aussi y voir les célèbres corbeaux dont la légende dit que s'ils disparaissent, la tour centenaire et le Royaume-Uni disparaîtront.

La Tour de Londres, à peine visible à gauche juste derrière un bâtiment blanc, et le Tower Bridge, archi connu

L’ensemble de la Tour de Londres sur fond de City moderne, avec "l’oeuf" architectural de Norman Foster

Le portail d’entrée de la forteresse : difficile d’oublier le voisinage immédiat avec la City…

Datant de 1894, le célébrissime Tower Bridge, véritable icône de Londres avec le Big Ben, est un ouvrage traversant la Tamise et doté de deux grandes tours. L’ensemble dispose de trois travées, à un endroit où la Tamise fait 272m de large.  Seule la travée centrale entre les deux tours est amovible par relevage. A l’époque de sa construction, le Tower Bridge était le pont à bascule le plus grand et le plus sophistiqué de l’histoire.  Depuis 1976 les bascules utilisent toujours une alimentation hydraulique mais elles fonctionnent à l’huile et à l’électricité et non plus à la vapeur comme à l’origine. On le traverse sans problème à pied pour rejoindre l’autre rive, à quelques centaines de mètres du Shard.


London "sightseeing"
Comme dans toutes les villes touristiques, il est possible d’effectuer des tours guidés préformatés via les fameux "bus sightseeing", aux tarifs pas toujours très alléchants. Une originalité moins onéreuse et bien plus typique consiste à emprunter l’un de ces célèbres bus rouge à impériale, véritable icône de Londres et du Royaume-Uni. Leur emprunt est autorisé tant avec la Travel Card que l’Oyster Card. La complexité du réseau en voirie peut cependant rebuter le touriste non-résident qui doit savoir quelles lignes prendre et jusqu’où…


Trafalgar Square et National Gallery (Bakerloo Line, en direct de St Pancras par la Northern Line, métro Charing Cross )
Tout au bout de Whitehall dont nous avons parlé plus haut, se trouve une célèbre place surmontée de la non moins célèbre colonne de Nelson, haute de 44m. On y commémore la bataille de Trafalgar qui opposa les flottes franco-espagnoles et britanniques en 1805. La place est voisine de la National Gallery, l’un des plus importants musées de Londres, ainsi que de l’église anglicane St Martin-in-the-Fields.


La National Gallery comporte 2.300 peintures dont l’accès à la collection principale est gratuit. 

Vers Regent Street et Piccadilly Circus
Les promenades à pied sont excellentes pour la santé. Et si on veut combiner cela avec du shopping, alors rien de tel que de quitter Trafalgar Square comme indiqué sur la carte ci-dessous, pour rejoindre Waterloo Place suivi immédiatement de Regent Street, dans une première partie comportant déjà quelques boutiques, pour arriver plus haut à Piccadilly Circus. C’est le début du "london shopping" qui se poursuit par la suite avec toujours la Regent Street en courbe vers Oxford Circus, autre incontournable du shopping londonien.

Quitter Trafalgar Square et rejoindre Regent Street par Waterloo Place. Le shopping commence…

En remontant Regent Street, sur fond de la colonne du Duc de York et en arrière plan, Westminster.

Oxford Circus (Bakerloo Line, Central Line, en direct de St Pancras par la Victoria Line, métro Oxford Circus)
Trois lignes de métro, dont une directe depuis St Pancras, Oxford Circus est l’incontournable du shopping londonien. Foules garanties et cohues assurées en fin d’année.

La visite est loin d'être finie. A suivre…



Une idée de vacances ? Le Lubéron Nord

L'analyse de Mediarail.be - Technicien signalisation
Le massif du Lubéron est un massif des Préalpes situé à l'Est d'Avignon, implanté sur les départements du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. Formé de deux montagnes moyennes dans un axe Ouest/Est - le Petit Lubéron et le Grand Lubéron - on doit d'emblée distinguer le versant Nord où se trouve notamment Gordes, Apt et Forqualquier, et le versant Sud où l'on trouve notamment Lourmarin, Cucuron et La Tour-d'Aigues. Cette section vous présente ici la partie Nord, particulièrement bien fournie en lieux à visiter. On cliquera - lorsque c'est indiqué - sur les meilleures photos pour visionner un bel agrandissement full screen.


Pour y aller
La voiture est indispensable si on veut voir large. La sortie de l'autoroute du soleil A7 est la n°24 "Avignon-Sud", pour emprunter directement la D900 direction Apt puis la D4100 au-delà de Céreste, vers Forcalquier. La totalité du trajet A7-Forcalquier peut prendre une 1h30 par une route facile mais essentiellement à deux bandes. Comptez une dizaine d'heures de Bruxelles, à peu près neuf du Nord ou de Champagne/Lorraine, sept de Paris...

En train + vélo ou + auto ? Possible via Avignon-TGV ou par la gare d'Avignon-Ville (on doute que les vélos soient acceptés à bord, quoique...). Ensuite à vous de voir par les meilleures petites routes direction Est. Avignon est reliée quotidiennement en direct à Bruxelles, Lille, Londres, Strasbourg, Paris...Info : SNCB-Europe ou Voyages-SNCF.com

Pour se loger ?
Camping, hôtels et surtout maisons d'hôtes, le choix ne manque pas. En revanche, les immeubles résidences dans le style de la côte ne sont pas légion. On en parle en fin de visite.

Et à présent, début de la visite guidée...

ROUSSILLON EN PROVENCE
Débutons par ce village aux ocres, à mis chemin entre Gordes et Apt. Village intéressant mais très touristique, Roussillon est, après Gordes, le deuxième village le plus visité du Lubéron, ce qui n'est pas un avantage surtout en juillet-août. Il vaut néanmoins le détour avec son petit côté italien coloré.







GORDES
A peu près à mi-chemin entre Avignon et Apt, ce village  perché est l'un des plus visités de Provence. Le centre du village est un imposant château forteresse qui abrite l'hôtel de ville et le musée Pol Mara, un peintre flamand contemporain. Un hôtel Relais & Châteaux offre une vue époustouflante sur la plaine du Lubéron Nord. Le village et ses contrebas sont prisés par une clientèle de gamme - dont quelques célébrités - et cela s'en ressent dans les prix des boutiques et des restaurants. Un peu à l'écart, le village des bories fort bien conservé, dont nous parlerons plus bas.

Gordes. Ce jour-là sans trop de soleil....
LE VILLAGE DES BORIES (GORDES)
Le long de la sinueuse route montant vers Gordes, se trouve sur le côté dans la garrigue le village des Bories. Vous y accédez par une très étroite rue sinueuse encadrée par des murs en pierre sèche. On ne s'y croise qu'à certains endroits. Le village-musée en lui-même, à entrée payante, se compose de constructions très anciennes formant un savant empilage de pierres sans joint avec une voûte en encorbellement. Des constructions en pierres calcaires à une époque où il suffisait d'en ramasser pour se construire un abri.





L'ABBAYE DE SENANQUE
L'Abbaye de Sénanque est un monastère de 1148 toujours en activité et occupé par une communauté de moines cisterciens. Une partie de l'abbaye peut se visiter (entrée payante), offrant au visiteur un cloître splendide et la salle capitulaire. Une hostellerie permet d'accueillir ceux et celles qui désirent participer à la vie monastique. L'abbaye est bien connue des cartes postales provençales avec ses champs de lavandes, dont la culture est l'une des ressources des moines. A l'entrée, une vaste librairie religieuse permet à tout un chacun de trouver son bonheur en littérature chrétienne. Accès à 10 minutes au nord de Gordes par une route à sens unique, parking très vaste et gratuit. Tenue minimale exigée comme il se doit.


A dix minutes au nord de Gordes, par une belle route provençale



















LACOSTE
Rien à voir avec la célèbre marque textile au logo crocodile ! En revanche, une autre célébrité a marqué le village : le château au sommet, dont il ne reste que des ruines, fût celui du marquis de Sade, venu s’y installer en 1771 pour fuir Paris à cause des fameux écrits que l’on sait… Le village est situé sur le flanc nord du Petit Lubéron et regarde vers les Alpes. Ce n’est qu’en août 1992 que le château est inscrit au patrimoine des monuments historiques. Il fût acheté en 2001 par une …énième célébrité de la mode, Pierre Cardin. En cours de restauration, le château sert de temps à autre de théâtre en plein air.







BONNIEUX

Avec Bonnieux, on se rapproche d'Apt. Le village perché se situe sur une des deux routes permettant de passer du Lubéron Nord au Lubéron Sud. Dans le cas de Bonnieux, il s'agit de la route de Cadenet et Lourmarin, que nous visiterons dans une autre page. Ce passage est aussi celui séparant, d'Ouest en Est, les Petit et Grand Lubéron. Comme Lacoste, le village est situé sur le flanc nord du Petit Lubéron et regarde vers les Alpes. Une promenade dans Bonnieux nous fait passé par l'Hôtel de Rouville, une belle demeure du XVIIIème qui fût jadis la mairie avant d'en devenir aujourd’hui l'annexe. Par une rue pentue, on accède à ce qu'on nomme là-bas "l'Eglise Haute", un bâtiment roman/gothique du XIIème siècle d'où est visible un splendide panorama sur la plaine du Lubéron Nord.






La rue pentue qui mène à ce qu'on nomme là-bas "l'Eglise Haute"




A suivre....